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Lancement de la méthode BNQ – Un pas en avant pour le développement durable au Québec

22 novembre 2012

Par Eugénie Emond


Mots-Clés: développement durable, BNQ21000

 

Les entreprises québécoises qui veulent se doter d'une démarche de développement durable ont maintenant les outils pour le faire. La Méthode BNQ 21000 a été lancée en grande pompe, lundi soir dernier, au Musée national des beaux-arts du Québec.

« La méthode BNQ 21000 permet aux entreprises d'élaborer un plan d'action en lien avec les enjeux et les principes de développement durable », explique Francine Craig, coordonnatrice du projet. La méthode fait ainsi suite à la norme BNQ 21000 publiée en 2011, une référence pour les entreprises élaborée à partir des 16 principes de la loi provinciale sur le développement durable.

Adoptée en 2006 , la Loi régit l'administration publique, mais ne s'applique toujours pas aux entreprises. La norme est également inspirée de standards internationaux en matière de développement durable, comme la norme ISO26000.

Un projet de longue haleine, financé à hauteur de 4 millions de dollars par plus d’une centaine d’acteurs sociaux-économiques et organisations, a été initié en 2008 par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE), maintenant ministère des Finances et de l’Économie (MFE), et plusieurs partenaires dont Neuvaction, l'Université de Sherbrooke et le Bureau de normalisation du Québec.

Les principes de la loi sur le développement durable n'interpellaient pas les entreprises, explique Francine Craig, il a donc fallu les ramener à des enjeux plus concrets et qui pourraient s'appliquer à la gestion quotidienne des entreprises.

 

L'équipe de consultants du projet BNQ21000. Au milieu, Francine Craig, coordinatrice du projet. Photo du Bureau de normalisation du Québec — Tous droits résérvés

Quatre thématiques

Quelque 21 enjeux ont donc été établis autour de quatre thématiques : économique, sociale et environnementale et transversale. Par exemple, ils touchent aux conditions de travail des employés, tout comme au développement local des communautés où les entreprises sont implantées, en passant par la réduction des gaz à effet de serre.

« Les principes de la Loi, c'est des principes macroéconomiques tandis que les enjeux sont de nature microéconomique », explique Jean Cadieux, membre du comité de normalisation et chercheur principal sur les outils de gestions proposés dans la Méthode BNQ 21000.

Parce que, ajoute-t-il, « c'est bien beau d'être d'accord avec le principe du pollueur payeur, mais concrètement l'entreprise ne sait pas quoi faire. Ça lui prend des balises ».

 

La méthode à l'essai

Cinq projets pilotes pour tester la méthode et l'améliorer sont présentement en cours avec des entreprises ou organisations qui proviennent de différents secteurs, comme Tourisme Laval et l'AMQ, l'Association minière du Québec.

Du côté de l'AMQ, ce sont 17 corporations membres qui ont accepté d'emblée de participer au projet pilote. Pas tant pour les avantages économiques que le projet BNQ21000 pourrait leur apporter que pour aller chercher un capital de sympathie auprès de la population — ce qui leur fait présentement grandement défaut.

« L'enjeu de l'acceptabilité sociale en matière de développement durable, c'est un enjeu majeur pour nous. On a de la pression pour poser des actions concrètes. Le BNQ 21000, c'est ça. Ça nous aide en terme de crédibilité et donc d'image », explique Jean-Claude Belles-Isles, directeur environnement à l'AMQ.

Côté sécurité et santé au travail, un des nombreux aspects du développement durable, les minières s'estiment être presque devenues des chefs de file. Par contre, elles reconnaissent que le manque d'initiatives de revitalisation des économies locales est souvent critiqué.

Plusieurs entreprises du secteur minier ont déjà mis au point leurs propres approches en matière de développement durable, poursuit Jean-Claude Belles-Isles. À son avis, l'avantage de la méthode BNQ est qu'elle leur permet d'avoir des outils et d'avoir accès à des chercheurs universitaires et une banque de consultants qualifiés. Il souhaite même aller plus loin en élaborant un guide BNQ 21000 personnalisé pour les minières.

« Ça nous permettrait de savoir plus clairement quand tu tombes sur tel enjeu, voici comment l'interpréter. Pour une entreprise hôtelière, la biodiversité n'est peut-être pas un enjeu aussi fondamental que pour nous ».

 

Vers une certification

Si l'AMQ est emballée par le projet, elle souhaite néanmoins que la norme BNQ 21000 mène bientôt à une certification.

« Ça veut ne rien dire l'approche s'il n'y a rien au bout. Si on n'a pas de certification, on n’aura pas de crédibilité », avertit Jean-Claude Belles-Isles.

Le Bureau de normalisation du Québec a confirmé son intention d'en arriver à une certification, mais le chemin peut être long et pourrait bien mener à deux types de produits.

L'une évaluerait la performance de l'entreprise en matière de développement durable et l'autre l'évolution de l'entreprise dans l'application des étapes du guide BNQ21000.

D'ici là, le projet BNQ21000 continuera d'évoluer jusqu'en juin 2013, où au moins deux versions améliorées de la méthode seront livrées selon, entre autres, les recommandations des entreprises participant aux projets pilotes.

Après cinq années de travail, Francine Craig est plutôt fière du travail accompli. Son organisation a obtenu le sceau de la Global Reporting Initiative (GRI), un organisme international promouvant le développement durable à qui elle a présenté la norme BNQ21000.

« À l'international, on est vu comme des précurseurs », affirme-t-elle.

 

De l'administration publique aux entreprises ?

Est-ce que le gouvernement appliquera un jour la loi sur le développement durable aux entreprises?

Pour Luc Valiquette, officier de développement durable - Mission Économie Bureau de coordination du développement durable Ministère des Finances et de l'Économie, il est trop tôt pour le dire. « Nous en sommes plus à savoir comment on peut créer des conditions favorables pour que le marché évolue le mieux possible en tenant compte du développement durable ».

Actuellement, environ 15 % des entreprises québécoises adoptent des mesures de développement durable. Luc Valiquette espère que ce nombre augmentera à 20 % d'ici la fin de 2013.

La méthode, le guide et un autodiagnostic sont mis à la disposition des entreprises sur le site www.bnq21000.qc.ca

 

Source: GaïaPresse



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