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Les paysans et les paysannes de la Via Campesina disent «non» à la violence contre les femmes

11 janvier 2013

Photo de La Via Campesina

Le 10 janvier 2013,
Chers, chères Camarades,

C'est avec une immense douleur que nous vous envoyons ce message de la Commission Internationale des Femmes (CIF) de la Via Campesina.

Dimanche dernier (06/01/2013) nous avons reçu la triste et révoltante nouvelle que notre camarade María Do Fetal de Almeida a été brutalement assassinée par son petit ami dans la ville de São Paulo au Brésil.

María, de nationalité portugaise résidait au Brésil depuis plus de dix ans (elle avait fait son doctorat en géographie à l'Université de São Paulo – USP). Dès son arrivée au Brésil, elle a apporté son soutien au Mouvement des Travailleurs ruraux Sans Terre (MST), à la Via Campesina Brésil et internationale. María a fait partie, parmi tant d'autres activités, de l'équipe des interprètes et traducteurs bénévoles de la 5ième conférence de la Via Campesina qui a eu lieu au Mozambique (2008). Récemment, elle nous avait aidé pour traduire notre notre livret sur la campagne Stop à la Violence faite aux Femmes et comme interprète dans de nombreuses activités de notre organisation.

Dans nos luttes, depuis nos organisations, de la CIF et de la Via Campesina, nous sommes révolté(e)s face à cette situation. Abasourdies par cette violence qui abat une nouvelle de nos camarades, nous espérons que les instances judiciaires brésiliennes jugeront et châtieront l’assassin comme la loi le prescrit.

María était une femme forte, préoccupée comme toutes les femmes qui chaque jour mènent une double ou triple journée de travail et d'organisation. Elle savait que l'important dans cette vie est de "lutter et se battre" et, en paraphrasant Simone de Beauvoir, María elle-même nous a dit: “"On ne naît pas femme: on le devient”.

Son exemple de militance et de dévouement comme professeur nous invite à poursuivre la lutte pour une société plus juste, égalitaire et internationaliste, comme María, elle-même était. Aujourd'hui, plus que jamais, notre lutte est indispensable partout dans le monde et contre tous les types de violence faite aux femmes.

 

CAMARADE MARIA: PRÉSENTE, PRÉSENTE, PRÉSENTE! AUJOURD'HUI ET TOUJOURS. 

 

Source: La Via Campesina


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