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Exposition « La mémoire de l’eau »

17 janvier 2013

Par Marie-Eve Cloutier


Mots-clés : Inondations Montérégie printemps 2011, Michel Huneault, photographie, changements climatiques, Fondation David Suzuki

 

L’exposition La mémoire de l’eau, œuvre du photographe Michel Huneault, illustre les inondations survenues au printemps 2011 en Montérégie, événement gravé dans notre mémoire collective. Les clichés témoignent des impacts des changements climatiques, mais aussi de la relation ambiguë entre l’homme et la nature.

Photos de Michel Huneault - Tous droits réservés

 

Un coupable : la beauté du lieu

Michel Huneault s’est rendu à Venise-en-Québec au plus fort des inondations, il y a deux ans. « Je suis retourné sur les lieux par la suite en été et à l’automne, une fois que l’eau s’était retirée. L’exposition veut rendre compte de l'ampleur des inondations et des dommages causés, mais en même temps elle nous donne une idée de la réhabilitation des lieux suite à la crue historique des eaux », explique le photographe. 

Au cœur du drame, les deux pieds dans l’eau, l’artiste se souvient s’être laissé envahir par un sentiment de bien-être. « Un des grands coupables, c’est la beauté du lieu. J’aimerais habiter là, je pense qu’on veut tous habiter là. On le voit dans l’exposition, on s’identifie aux chalets, ça nous rappelle des souvenirs. On se projette énormément dans les photos », croit Michel Huneault.

 

Les changements climatiques au Québec

L’exposition nous fait également comprendre que notre désir d’habiter au bord de l’eau, parfois même en plein littoral, comporte son lot de conséquences. 

La crue des eaux de la rivière Richelieu avait atteint un niveau record de 30,7 mètres en 2011. L’événement a été qualifié de pire catastrophe naturelle ayant touché le Québec depuis la crue de la rivière Saguenay en 1996.

Sans être alarmiste, Jean-Patrick Toussaint, chef de projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, nous rappelle que le Québec est bel et bien entré dans la réalité des changements climatiques. 

« Il ne faut pas confondre les changements météorologiques uniques et extrêmes avec les changements climatiques, mais on peut voir qu’il y a un lien à faire. L’exposition La mémoire de l’eau est un exemple de ce qui pourrait arriver de plus en plus au Québec au cours des prochaines années », averti Jean-Patrick Toussaint. 

 

La mémoire de l’eau est présentée à la Maison du développement durable jusqu’au 5 février prochain. 

 

Source: GaïaPresse



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