De nouvelles sources pour assurer la fluidité et la vitalité économique de la couronne Sud

0

Neuf organisations ont pris la parole lors de la première audience sur le financement du transport en commun de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).  La consultation se poursuit à 19 h ce soir au Chalet des citoyens de Bois-des-Filion, 30 rue Montée Gagnon.

« Le financement du transport collectif représente un défi très important et nous devons agir en gestionnaires responsables en consultant tout d’abord les citoyens, les groupes, les associations et les usagers qui se préoccupent du développement du transport en commun. Tous doivent avoir la chance de s’exprimer sur cette question. Avec près de 150 mémoires déposés, nous sommes heureux de cette participation qui démontre l’intérêt des citoyens et nous félicitons tous ceux qui se prononcent dans le cadre de la consultation » a souligné M. Paul Larocque, maire de Bois-des-Filion et président de la commission du transport de la CMM.

 

Gouvernance : au cœur des préoccupations de la couronne Sud

La question de la gouvernance a été soulevée par tous les intervenants. Par exemple, pour la Table des préfets et élus de la couronne Sud, les municipalités doivent être impliquées dans le choix des projets de transport. À cet égard, elle invite le gouvernement du Québec à reconnaître le consensus de la CMM adopté en 2010 quant à la gouvernance du transport en commun métropolitain qui demandait notamment une meilleure représentation des élus municipaux à l’Agence métropolitaine de transport (AMT).

 

Financement : plusieurs mesures sont proposées et devront être évaluées

En ce qui concerne le financement, la taxe sur l’essence, le péage à cordon métropolitain, la taxe sur la masse salariale ainsi que d’autres avenues, telles que la taxe sur l’eau embouteillée et la taxe sur l’exportation de biens agricoles, ont également été proposées.

Si la Table des préfets et élus de la couronne Sud privilégie, à court terme, l’augmentation de la taxe sur l’essence pour augmenter le financement des transports collectifs, elle précise que peu importe les sources retenues, les hausses de financement doivent être accompagnées d’une amélioration de l’offre pour les citoyens de la région.

Des propos appuyés par la MRC de Roussillon, qui recommande en plus de développer des liens Est-Ouest dans la région, d’envisager le péage de façon équitable à travers toute la région métropolitaine et non uniquement sur les ponts et que les fonds recueillis servent notamment au développement du transport collectif. La taxe sur la masse salariale est également évoquée.

Pour la MRC de Vaudreuil-Soulanges, il est indispensable que l’offre de transports collectifs soit adéquate pour maintenir la compétitivité de la région. La MRC propose d’étaler le financement des projets au-delà de 2020, recommande l’équité comme principe pour guider le choix de sources supplémentaires de revenus et demande à ce que cette question soit traitée à l’échelle nationale. Elle ajoute que l’entreprise privée doit assumer une part du financement et propose qu’une taxe spéciale soit imposée sur la vente d’eau embouteillée pour générer d’importants revenus dans un fonds dédié au transport en commun.

Pour les conseils intermunicipaux de transport de la Presqu’île et du Sud-Ouest, le transport collectif est un investissement et constitue un élément-clé du développement de la région. La révision du système tarifaire métropolitain, la contribution financière des nouvelles villes, l’implantation de péage à cordon et la révision des droits d’immatriculation sont parmi les recommandations proposées par les organismes.

La Ville de Mercier recommande quant à elle la maximisation des sources de financement existantes et l’application du principe du profiteur-payeur, c’est-à-dire que celui qui bénéficie des avantages des transports collectifs contribue à son financement, comme les propriétaires de centres commerciaux, les entreprises et les promoteurs immobiliers.

Pour l’Association québécoise du transport intermunicipal et municipal (aqtim), qui représente près de 1,4 million de citoyens répartis dans les couronnes Nord et Sud de la région métropolitaine, les investissements actuels ne sont pas à la hauteur des besoins. Des sources de financement rapides, simples et stables sont à privilégier. L’aqtim estime que la participation des automobilistes au financement des transports collectifs, via la taxe sur l’essence, le péage ou la taxe sur le stationnement, est justifiée mais que toute augmentation doit être précédée d’une offre de transport collectif adéquate. La capture de la valeur foncière et la taxe sur la masse salariale sont également envisagées.

La Ville de Châteauguay demande au gouvernement du Québec de donner aux municipalités le pouvoir de mettre en place des mesures pour encourager l’utilisation du transport collectif en modulant les diverses sources de financement. Le péage à cordon est une option envisagée pour augmenter les sources de financement.

Enfin, la MRC de Marguerite-d’Youville veut s’assurer que toute nouvelle contribution n’amène pas un désengagement du gouvernement du Québec et que l’amélioration de l’offre de transports collectifs soit réalisée avant d’augmenter la contribution des citoyens. La MRC souligne que la couronne Sud ne peut continuer à être pénalisée plus longtemps en termes d’investissements publics dans les grandes infrastructures de transport. Selon elle, l’option d’un péage métropolitain doit être envisagée plutôt qu’un péage sur les ponts.

L’horaire détaillé des présentations d’aujourd’hui et les mémoires présentés hier sont disponibles en ligne sur: http://pmad.ca/orientations/transport/consultation/

 

Source: CMM

Partager.

Répondre