L’Office national de l’énergie en disgrâce

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Selon l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Stratégies Énergétique (S.É.), la nomination de quatre membres temporaires dans une consultation superflue et sans pouvoir ne réglera en rien la controverse causée par les révélations sur les rencontres secrètes de l’Office national de l’énergie (ONÉ) avec des représentants du projet Énergie Est et la désorganisation complète de l’Office dans ce dossier.

Bien que l’audience décisionnelle de l’office sur le projet Énergie soit toujours suspendue et que des nouveaux commissaires ne soient toujours pas nommés pour remplacer ceux qui se sont récusés, le Ministre Jim Carr déclenche au Québec un processus parallèle par lequel quatre commissaires différents de ceux qui doivent entendre la cause « consulteront » la population mais sans aucun pouvoir décisionnel sur le dossier et son cheminement devant l’Office ni aucun pouvoir quant aux sujets qui seront retenus comme pertinents par l’Office.

 

« Il s’agit là d’un gaspillage de temps et de ressources sans aucun effet sur le processus décisionnel de l’Office.  Il s’agit du même processus parallèle de consultation sans pouvoirs qui a été décrié et rejeté en Colombie-Britannique à propos du projet de Kinder Morgan.  Les citoyens ont le droit de pouvoir s’adresser à des vrais commissaires, dans le cadre du vrai processus décisionnel de l’Office afin de pouvoir vraiment influencer la décision à venir sur le pipeline » affirme Maitre Dominique Neuman procureur de l’AQLPA et S.É.

 

« Ce n’est pas d’une consultation bidon dont nous avons besoin mais d’une évaluation impartiale et rigoureuse d’un projet à très forts impacts environnementaux et à haut niveau de risques pour la sécurité », ajoute André Bélisle, président de l’AQLPA.

 

« Nous craignons vivement que cette consultation poudre aux yeux ne fasse que soulever davantage la réprobation populaire devant le mépris d’enjeux aussi cruciaux que la protection de l’eau et du climat, la sécurité et l’acceptabilité sociale », conclut M. Bélisle.

 

Les deux groupes environnementaux terminent en rappelant que le Pipeline Énergie Est permettrait une augmentation de 40% de la production pétrole bitumineux condamnant ainsi les promesses de réduction des gaz à effet de serre faites par le Canada à Paris lors du Sommet mondial sur le climat en novembre 2015.

 

Source : AQLPA

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