Les Québécois sont moins « verts » que les Ontariens

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Contrairement à ce que bien des Québécois aimeraient croire, ces derniers sont déclassés par leurs compatriotes ontariens dans la plupart des comportements de consommation responsable évalués par le Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec, un outil de mesure significatif de la consommation responsable au Québec. Les principaux résultats de l’étude, réalisée par l’Observatoire de la Consommation Responsable © et présentée par Protégez-Vous, sont diffusés aujourd’hui en exclusivité sur www.protegez-vous.ca/barometre2012.

 

 

Des consommateurs ontariens plus « verts »

Le 30 octobre dernier, l’Observatoire de la Consommation Responsable a dévoilé les résultats du premier indice de mesure de la consommation responsable en Ontario. Baptisée Ontario Responsible Consumption Index (ORCI) (http://consommationresponsable.ca/ontario-responsible-consumption-index-2012/), l’étude visait à mettre en relief les comportements responsables des consommateurs ontariens, comme le fait au Québec le Baromètre de la consommation responsable depuis 2010. Ces résultats, comparés à ceux du Baromètre 2012 publié sur Protégez-Vous.ca, permettent de constater que, de façon générale, les Ontariens adoptent des comportements de consommation responsable plus élevés que les Québécois, surtout dans le domaine du compostage et du transport durable. Les Québécois détiennent une mince avance dans le domaine du recyclage et de la consommation locale.

 

 

Québec

Ontario

Différence

Indice global de consommation responsable (ICR)

62,3

68,9

-6,6

Indice de Compostage

43,3

65,2

-21,9

Indice de Transport durable

46,2

55,9

-9,7

Indice de Protection de l’environnement

64,6

74,2

-9,6

Indice de Protection des animaux

63,1

71,2

-8,1

Indice de Déconsommation

66,9

72,1

-5,2

Indice de Consommation citoyenne

57,2

61,9

-4,7

Indice de Consommation locale

71,0

70,2

0,8

Indice de Recyclage

88,2

84,0

4,2

 

Tout comme les Québécois, moins d’un Ontarien sur deux peut nommer spontanément une marque et une entreprise perçue comme responsable. Par contre, alors que dans le top 5 des marques les plus mentionnées au Québec, les marques ont presque toutes un lien avec des produits nettoyants (ex. Bio-vert, Attitude – Bio Spectra, Hertel et La Parisienne), les Ontariens ont mentionné des marques comme Kellogg’s, Coca-Cola et Starbucks. Il faut relever, que comme en 2011, Cascades est, pour les Québécois, à la fois la marque et l’entreprise jugée comme la plus responsable, et ce par une très grande avance.

Enfin, précisons qu’en matière de consommation responsable, les Ontariens cherchent davantage d’informations que les Québécois. L’emballage des produits demeure toutefois la source d’information la plus importante dans les deux provinces. De son côté, l’écolabel officiel d’Environnement Canada (EcoLogo) est reconnu par 33,3 % des Québécois, et à peine 27,9 % des Ontariens.

 

Autres faits saillants du Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec

  • L’indice global de consommation responsable (ICR) de 62,3 sur un maximum de 100 se maintient par rapport à l’an dernier (62,4). Les Québécois obtiennent la note de passage, sans plus.
     
  • De façon globale, la consommation responsable est en légère baisse pour l’ensemble de la population, sauf pour le groupe d’âge des 30-39 ans dont les comportements responsables ont augmenté de 1,2 point depuis 2010.
     
  • Les femmes demeurent les plus responsables avec un ICR plus élevé que celui des hommes (64,0 contre 54,9).
     
  • Pour une troisième année consécutive, l’ICR du groupe âgé entre 18 et 29 ans est nettement plus faible que celui des générations plus âgées… Les jeunes Québécois ne pratiquent pas ou peu la consommation responsable. Paradoxalement, les jeunes sont ceux qui sont les moins freinés et les plus motivés à consommer responsable. En outre, on constate qu’ils ont plus confiance envers les acteurs de la consommation responsable que les autres générations. Mais, qu’est-ce qui les empêche de passer à l’action ?
     
  • Depuis 2011, les freins à la consommation responsable ont légèrement augmenté. Les obstacles les plus importants? Le prix, l’information liée au produit et les renseignements liés à la certification.
     
  • Il subsiste un fort scepticisme envers les acteurs de la consommation responsable, et cette méfiance a augmenté de façon importante depuis deux ans. Par exemple, 72,7 % des Québécois n’ont pas confiance en l’engagement des entreprises en matière de développement durable (contre 66,2 % en 2010) et 76,4 % n’ont pas confiance en la publicité environnementale (contre 69,3 % en 2010).
     
  • Au Québec, 49,3 % des consommateurs considèrent qu’acheter des produits responsables requiert plus de temps en magasin car ils doivent lire les informations et comparer les produits. En outre, 57,1 % croient qu’il n’y a pas assez d’informations sur les certifications et 50,9 % affirment qu’elles sont difficiles à comprendre.
     
  • À peine 5,7 % des Québécois mentionnent avoir investi dans des fonds éthiques au cours de la dernière année, et 19,2 % envisagent d’en acheter dans la prochaine année. Si 20,8% des Québécois pensent que ces fonds sont moins performants que les fonds traditionnels, seulement 13,4% seraient prêts à prendre le risque que ces fonds leur rapportent moins que les fonds traditionnels. La problématique majeure se situe dans le manque de confiance des consommateurs sur les filtres éco-responsables utilisés dans le choix des entreprises composant ces fonds : plus de 70,9 % remettent en cause le fait que ces entreprises soient réellement éco-responsables.
     
  • En matière de consommation responsable, les motivations des Québécois sont surtout basées sur l'impact positif que leurs choix peuvent avoir sur l'environnement et la société. Toutefois, il faut noter que les motivations à a consommation responsable sont légèrement en baisse depuis 2010.
     
  • Nouveauté en 2012, le Baromètre évalue le niveau de connaissance et de crédibilité des certifications. Résultat : les certifications sont peu connues des Québécois. Sur 45 certifications testées, seulement six sont connues par plus de 50 % des Québécois (Energy Star, Aliments du Québec, EnerGuide, Gîtes et Auberges du Passant, Novaclimat et Produit à contenu recyclé) !

 

Source: Protégez-vous

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