Fluoration de l'eau : une campagne de Santé publique qui doit s'attaquer aux causes et non aux symptômes

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Photo de Idea go – FreeDigitalPhotos

Les AmiEs de la Terre de Québec dénoncent la nouvelle stratégie de promotion de la fluoration de l'eau potable de la Direction de la santé publique qui lance une offensive énergique visant à ajouter des fluorures chimiques dans l'eau potable pour la moitié de la population québécoise d'ici les cinq prochaines années. Celle-ci envisage même, dans l'éventualité de l'échec de cette promotion, d'opter pour la fluoration des aliments.

Les AmiEs de la Terre de Québec soulignent l'importance d'agir en amont, comme en environnement, pour favoriser une bonne santé dentaire globale (prévention grâce à l'aide de nutritionnistes pour une alimentation de qualité sans sucre raffiné, meilleur accès aux soins de santé dentaire pour tous (couvert par l'assurance maladie), taxation supplémentaire des produits dommageables pour la santé dentaire pour financer ces mesures, etc.). Nous déplorons la décision du gouvernement de choisir une médication forcée au lieu de s'attaquer à la source du problème, soit les causes de la carie dentaire. En ce qui a trait à la genèse de la carie le Dr Ralf Steinman, spécialiste canadien en immunologie et prix Nobel de Physiologie ou Médecine, a démontré l'action systémique du sucre raffiné.

Les AmiEs de la Terre de Québec se basent sur quatre principes pour réclamer l'arrêt de la fluoration de l'eau potable au Québec :

-le travail sur les causes en amont et non sur les symptômes du problème;

– le principe de précaution;

– la protection de l'environnement;

– le choix libre et éclairé.


Les organisations de santé sont-elles infaillibles?

Bien que plusieurs organisations de santé en Amérique du Nord soient favorables à la fluoration de l'eau, un nombre grandissant de chercheurs de haut rang, dont plusieurs prix Nobel, se montrent critiques face à cette mesure ou s'y opposent carrément. D'un point de vue scientifique, l'avis d'une organisation de santé publique n'est pas équivalent à un corpus d'études ou à des essais cliniques révisés par des pairs. Le Dr. Arvid Carlsonn, médecin et neurobiologiste suédois et autre Prix Nobel de Physiologie ou Médecine, considère que «la fluoration de l'eau est ''obsolète''» et soutient que «les nations qui l'utilisent encore devraient avoir honte» (2000).


Un manque de données scientifiques de qualité, selon les experts

Les principales revues de littérature sur le sujet dénotent le manque de données probantes et la piètre qualité des études qui soutiennent la fluoration de l'eau potable. C'est le cas notamment de l'étude de York, publiée en 2000, sur laquelle se basent les principales organisations de santé publique pour justifier le maintien de la fluoration de l'eau. Les auteurs de cette revue ont d'ailleurs publié, en 2003, un commentaire afin de rectifier la mauvaise interprétation des conclusions de leur étude par les agences de santé publique.

Les AmiEs de la Terre de Québec réaffirment ainsi leur intention de continuer à informer la population et les municipalités des risques et incertitudes associés à la fluoration de l'eau potable, en collaboration avec leurs alliés.

« Le fait que l'acide exafluosilicique s'hydrolyse dans l'eau (en partie et non pas totalement comme on le prétend) ne fait pas disparaître les ''ions fluorure'' de l'eau, ni le silicium. Selon ce que j'ai lu à ce jour, ce sont des réactions chimiques complexes qui varient selon plusieurs paramètres et que les promoteurs de la fluoration veulent simplifier à outrance. Le fluorure étant une substance cumulative dans l'organisme (de 50 à 90% s'accumule pendant des années) qui cause la fluorose est la preuve que sa dilution ne signifie pas que ce soit sans effet ni inoffensif» affirme également J. Siles, porte-parole du Front commun pour une eau saine et membre actif du comité Sans Fluor des AmiEs de la Terre de Québec.

 

Source: Les AmiEs de la Terre de Québec

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